Chronique BD: L'Homme invisible
Écrit par Milan Morales   
Samedi, 08 Avril 2017 18:20
♥ Coup de coeur ♥

Série: L'Homme invisible - Parttie 1/2
Auteurs: Herbert George Wells, Dobbs, Christophe Regnault, Arancia Studio
Editeur BD: Glenat

Une chronique BD: Génération BD


Le pitch :
Cynique, drôle, angoissant… Un chef d’œuvre à lire toute affaire cessante !

 


L’histoire : 
Ipen, ce petit village typique avec son bar, son épicerie et son hôtel…
Ipen, ce petit village vivant paisiblement au gré de ses habitants et de leurs petites habitudes. 
Ipen, ce petit village où tout le monde se connait. Pensez donc : la seule animation vient souvent des étrangers de passage qui logent une nuit au petit hotel et puis s’en vont. Il y en a un justement qui vient d’y poser ses valises. Bon, celui-ci à l’air assez mystérieux, cachant à tout prix son visage, fuyant les contacts humains et réalisant de sombres expériences…
Poussé par une inextinguible curiosité attisée par ce comportement suspect, l’hôtelier et son épouse découvriront bientôt le lourd secret de cet homme et le chasseront… Mal leur en a pris : sa vengeance sera terrible… Bientôt, nous pourrons dire :
Ipen, ce petit village qu’un homme invisible mit à feu et à sang !


Mon avis :
Histoire courte mais intense d’HG Wells, L’Homme invisible est une œuvre fondatrice à la fois cynique, drôle et inventive. Les 20 premières pages posent parfaitement le décor et mettent en place avec justesse tous les éléments. 
 
Si au début, tout se déroule paisiblement, on sent une tension sous-jacente monter petit-à-petit, au fil du récit. On n’est donc nullement surpris par le brutal changement d’ambiance, lorsque l’homme invisible se révèle « aux yeux de tous » ! D’oppressant, le climat passe à glacial tant l’effroi est intense ! Un chef d’œuvre d’adaptation !
 
Le graphisme de Christophe Regnault n’est pas en reste, loin s’en faut :  son dessin semi-réaliste colle parfaitement au récit : noir, sec, rugueux voir sale, comme toute cette poussière omniprésente… Mieux même : la mise en page est déjà bien recherchée, mais il se lache complètement aux moments-clés du récit, nous offrant alors des graphismes en pleine page de toute beauté ! A ces moments-là, on ne peut qu’être happé par ses planches, où l’horreur de la situation est encore exacerbée par cette démesure visuelle ! Bravo !
 
Ayant déjà eu pu chroniquer le 1er double récit de cette collection, j’avais longtemps hésité à lui octroyer un coup de cœur. Avec ce tome-ci, je n’hésite plus ! Cette collection est un chef-d’œuvre !

L’épilogue de cette aventure fantastique est programmé pour le 14 juin 2017 !

Pour en savoir plus :
Débutée une semaine avant Noël, cette collection « HG Wells » est menée tambour-battant par son scénariste, Dobbs! Pensez donc : en 4 mois, sont déjà sortis « La machine à explorer le passé », « La guerre des mondes Volumes 1 et 2 et maintenant cette 1ère partie du dyptique « L’homme invisible » -tous chroniqués sur GénérationBD, bande de petits veinards, (merci Glénat !)- Et ce n’est pas fini, car il restera encore « L’ïle du Docteur Moreau » qui sortira en parallèle avec le tome conclusif de cet album-ci pour parachever ce travail magnifique d’adaptations des romans du maitre de la Fantasy et de la SF, version début du XXème siècle !



Les auteurs :
Né en 1982, Christophe Regnault, qui signe parfois "Bis", se destine au dessin depuis son premier crayon tenu. Après 4 années d'études de dessin académique à Lyon, il illustre pour du jeu de rôle (2d sans face), travaille pour différents projets de bande dessinées pédagogiques (Une Bulle en Plus) et pour la presse vidéoludique telle que Dofus Mag et IGMag (Ankama). Il publie Chasseurs de Scoops en septembre 2012 chez Glénat, pour qui il inaugure également en 2014 la collection "Ils ont fait l'Histoire" en signant le dessin de Philippe Le Bel.

Dobbs a été enseignant en Histoire du cinéma avant de se lancer dans la BD au Journal de Mickey et chez Carabas (Welcome to Paradise). Son arrivée chez Soleil lui permet de scénariser plusieurs séries mettant à l’honneur son goût pour la littérature et l’histoire de la fin du XIXe siècle : Scotland Yard, Mister Hyde contre Frankenstein, Alamo ou Allan Quatermain et les mines du roi Salomon. Il signe dernièrement l’adaptation de l’un des derniers romans de Stefan Wul (Odyssée sous contrôle) chez Ankama, avant de s’atteler aux mondes de HG Wells.
Mise à jour le Mardi, 03 Octobre 2017 14:23
 
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