Interview Tarumbana - Le Banni # 1
Écrit par Shesivan   
Samedi, 30 Janvier 2010 12:55

Interview Tarumbana (Le Banni # 1: Editeur BD: Le Lombard)
Interview BD:

Tarumbana
dessinateur

Série: Le Banni # 1

Editeur:


Interview Tarumbana (Le Banni # 1: Editeur BD: Le Lombard) Interview Tarumbana (Le Banni # 1: Editeur BD Le Lombard)

Pour suivre l’adage : “Il faut battre le fer tant qu’il est chaud”, Shesivan a posé quelques questions à Tarumbana, le dessinateur de la nouvelle saga du Lombard, “Le Banni”, l’album qui sent encore l’encre d’imprimerie.


Shesivan : Tu définis « Le Banni » comme étant une saga de « médiéval fantastique » c’est drôle de figurer au Lombard plutôt que chez Soleil, non ?

Tarumbana
: Je dirais peu importe l’éditeur, du moment qu’il fait son travail correctement, et de ce côté là nous avons été comblé Henscher et moi.
De plus, Le Lombard publie Thorgal qui est une bd du genre médiéval fantastique, et non des moindres.


S
: Apparemment, le Lombard croit en cette saga puisque « Le Banni » figure en couverture de COM #64, le catalogue bimensuel du Lombard ?

T
: Notre éditeur nous avait dit qu’il croyait au projet, et il nous l’a démontré dans les actes, en effet.


Stand "Le Lombard" au Festival d'Angouleme 2010

S
: Tu vas aller présenter ton bouquin à Angoulême. Qu’attends-tu de ce festival ?

T
: De pouvoir rencontrer des lecteurs, et aussi de faire connaissance avec d’autres auteurs bd. Je ne connais pas vraiment le milieu de la bande dessinée.


S
: Comme la télédistribution, les dessinateurs BD passent de plus en plus du traditionnel au numérique - en clair du crayon graphite au crayon graphique. Le passage a-t-il été difficile ?

T
: Cela s’est plutôt bien passé. Dès que j’ai commencé à travailler avec l’ordinateur, j’ai lâché les pinceaux traditionnels. J’ai commencé à apprendre le numérique en retouchant quelques dessins fait à l’acrylique, ensuite j’ai fait ce que l’on appelle des “speedpaintings”, c’est-à-dire peindre, en trois heures maximum dans mon cas, une œuvre finie. Cela m’a permis de tester le travail par ordinateur, de faire des expériences, de comprendre comment créer des pinceaux numériques. Puis j’ai fait ma première planche bd peinte numériquement. Entre l’acquisition de mon ordinateur et ma rencontre avec Henscher, il s’est écoulé trois mois.


S
: Pourquoi renier la planche à dessin ? Est-ce que dans ce nouveau processus on ne perd pas ce sens du toucher, cette alchimie de création ?

T
: Je ne renie absolument pas ma table de dessin. Mais il faut prendre en compte les avancées techniques. Lorsque la peinture à l’huile a été créée, le fait qu’elle séchait plus lentement que la technique tempera permettait aux peintres de retoucher leur travail si nécessaire, de donner une incroyable profondeur à leurs œuvres. Au 19ème siècle, les peintres impressionnistes n’auraient sans doute pas existé si l’on n’avait pas inventé la peinture en tube, qui permettait de peindre en-dehors de son atelier.

L’atelier dans lequel je travaille a une très mauvaise lumière, et il est assez petit, ce qui ne me permet pas de travailler sur de grandes planches à l’acrylique, par exemple. L’ordinateur me permet de peindre sans meme avoir besoin d’un atelier. De plus, le temps de réalisation d’une planche est fortement diminué par rapport aux matériaux traditionnels. Ce sont des avantages non négligeables.


S
: Est-ce que « Le Banni » a entièrement été réalisé « virtuellement » ?

T
: Mis à part quelques scans de crayonnés et de textures acryliques, oui.


S
: Comment s’est passé ta rencontre avec le scénariste, Henscher ?

T
: Il avait publié sur le forum Cfsl un pitch du Banni, j’ai immédiatement été conquis. Je l’ai contacté, et vous connaissez la suite.



S
: C’est ton premier album et tu as déjà un grand talent graphique. Quelles sont tes sources d’inspiration, tes maîtres à dessiner ? N’y aurait-il pas une pointe de Rosinski ?

T
: Tout à fait, le travail d’Alex Ross et celui de Frazetta sont aussi des sources d’inspirations.




S
: Tu es anderlechtois d’origine maghrébine, c’est plutôt rare, les dessinateurs maghrébins, non ?

T
: Haha ! Mais je ne suis pas d’origine maghrébine, d’où tiens-tu cela ?


S
: Oups ! euh… Combien d’albums comptera cette saga ?

T
: C’est prévu en trois tomes !


Commentaires de Shesivan : apparemment CFSL semble être the place to be ces derniers temps pour découvrir de nouveaux talents. Voyez Black Frog, la Grenouille Noire qui poste 10 pages par jours sur le forum. Pour les plus curieux : www.cfsl.net/

© Patrick Verlinden / generationbd.com

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Mise à jour le Samedi, 30 Janvier 2010 19:14
 
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