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Grand Prix FIBD 2O22: Julie Doucet
Après l’Américain Chris Ware en 2021 et la mangaka Rumiko Takahashi l’année précédente, la Québecoise Julie Doucet est élue Grand Prix de la 49e édition du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême, au terme d’un vote qui a réuni 1820 autrices et auteurs de bande dessinée.
Depuis le 1er mars, nous savions que le Grand Prix de cette édition couronnerait une femme, puisque les trois finalistes étaient des autrices. Je pense disposer d'une (très) bonne culture bd mais toutefois je ne connaissais (de nom seulement) que Catherine Meurisse et Pénélope Bagieu, même si je n'ai jamais lu leurs ouvrages que l'on retrouve peu dans les librairies spécialisées en bandes dessinées. Il paraît que leurs livres se vendent toutefois assez bien, mais ce n'est de toute manière pas le critère de sélection ni de mon plaisir et choix de lecture.

Cependant, je n'avais jamais entendu parler de Julie Doucet, notre lauréate surprise. Sans remettre en question son travail et ne me permettant pas de porter un jugement sur ce qu'elle fait puisque je ne connais ni l'autrice ni ses albums, il me semble pour le moins étonnant que lui soit attribué le Grand Prix qui "récompense un artiste pour l'ensemble de son œuvre et son empreinte sur l'histoire de la bande dessinée" (sic!). Je lui adresse néanmoins mes félicitations pour ce prix venant récompenser pour la première fois le Canada.
"Avec Julie Doucet, c’est une autrice sans concession, radicale et subversive qui est choisie. Elle a été une des pionnières de l’autobiographie en bande dessinée, en racontant son quotidien mais aussi ses rêves et ses cauchemars. Elle a construit une œuvre éminemment personnelle et libre, sans aucun souci des convenances ; une œuvre radicalement féministe qui aborde des thèmes et des motifs rarement évoqués, surtout de façon aussi directe, le corps, les règles, les fantasmes sexuels, les questions de genre."

C’est le 25 janvier 2006 que parait en librairie le tome 1 de cette série.
Jenny et Vicky sont les pires chipies que la Terre ait portées. Elles se prennent pour le nombril du monde et pour peu, elles le seraient vraiment. Avec leurs vêtements sexy, leur maquillage provocateur et leur coiffure toujours impeccable, partout où elles vont, les regards sont hypnotisés, la musique s'arrête. On ne voit et on n'entend plus qu'elles.
Et heureusement ! Parce que Jenny et Vicky sont prêtes à tout pour être le centre d'attraction.
Dans ce monde qui privilégie l'enveloppe plutôt que son contenu, leur « amie » Karine ne peut qu'être un souffre-douleur au vu de sa taille et de son manque de confiance manifeste… Et si un jour Karine s'émancipait ? Qu'adviendrait-il de ce trio dépareillé ? L'amitié survivrait-t-elle ?
Le 12 avril 2007, le Prix Bédéis Causa - Albéric Bourgeois a été décerné à Delaf et Dubuc pour le premier tome de la série Les Nombrils, "Pour qui tu te prends ?".
Maryse Dubuc a reçu, pour "Les Nombrils", le Prix du meilleur scénariste décerné lors de la 6e édition des Joe Shuster Awards organisé à Toronto en juin 2010
Enfin, devant le succès de la série (et l’évolution irrémédiable des personnages), les auteurs ont créé en 2017 une série SpinOf: « Les Nombrils, 1ères vacheries! »






















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