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Grand Prix du 50ème FIBD: Riad Sattouf
Le Grand prix du 50ème Festival de la bande dessinée d’Angoulême vient d’être dévoilé, et il s’agit de Riad Sattouf.

Pour rappel, au terme d'un premier tour de votes des auteurs de bandes dessinées, 3 auteurs et autrices restaient en lice : Alison Bechdel, Catherine Meurisse et Riad Sattouf.
Et c’est donc finalement le dessinateur qui l’emporte sur ses deux confrères féminines.

Riad Sattouf © Marie Rouge - Allary Editions
Déjà nominé en 2016, il avait pourtant à l’époque demandé alors que son nom soit retiré de la liste des concurrents au Prix. En effet, le mode de vote était différent puisque qu’il y avait une liste de 30 sélectionnés fournie par l’organisation, et comme n’y figurait aucune femme, Riad Sattouf (et quelques autres), en solidarité avec ses collègues féminines, s’était retiré de lui-même de la compétition. Face à la polémique, finalement l’organisation a remplacé la formule début janvier 2016 par la désignation qui court encore de nos jours : les auteurs accrédités peuvent voter pour 3 noms de leur choix, hors auteurs déjà lauréats du grand Prix ou d’un prix spécial.
Cette fois-ci, figurant dans la short-list au côté de deux autrices, il a donc récolté le plus de suffrages parmi les votes de ses pairs.
Agé de 44 ans, cet auteur de bande dessinée est aussi réalisateur de films.
Parmi ses bds, outre « Petit verglas », « Manuel du puceau » ou « Pipit Falouze », on lui doit surtout « L’Arabe du futur » (6 tomes parus), et « Les cahiers d’Esther » (7 albums).

Olivier est né une nuit d’orage de l’année 1970. Il tombait des cordes, ce qui le prédestinait à devenir violoniste. Mais comme le bébé avait bonne mine, il opta pour une carrière dans le dessin. Durant son enfance, ses professeurs disaient souvent qu’il lui manquait une case. Olivier, pour se soigner, se lança dans la BD. Il devint alors associable et resta dans sa bulle, ne s’exprimant que par onomatopées. Les pages blanches lui provoquant des idées noires, il ne cessa de gribouiller et vit soudain la vie en rose.
Sa Superpepette martyrisa Spirou Hebdo, sa Loana Jones tortura Pif Gadget et ses Provençaux sévirent dans toute la Paca.
Olivier traumatise aussi les écoliers du sud de la France où il donne des cours de BD régulièrement. Les nuits de pleine lune, retrouvant une certaine lucidité, il délaisse la BD humoristique et se lance alors dans des projets réalistes, comme Cézanne ou Dinia… Un garçon très dur à cerner, finalement…
(Source: artisbd)






















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