Expo: « Spirou par Emile Bravo »
En cette fin d’année scolaire, s’il est bien une expo à ne surtout pas louper en Belgique, c’est bien celle-ci, au Train World de Schaerbeek!

Alors que le tome conclusif à cette saga (époustouflante!) vient de sortir et que la rédaction de sa chronique est en cours, on vous relaie cette exposition à Bruxelles:
Du 20 mai au 3 juillet, Train World accueille une petite expo sensible, vivante et ludique autour de la série d'albums "Spirou, L'Espoir malgré tout". Ce passionnant roman nous raconte la Seconde Guerre mondiale vue à travers les yeux de Spirou.
L'expo "Spirou par Emile Bravo. Une enfance sous l'Occupation" a été réalisée conjointement par le Centre d'Histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon et les Éditions Dupuis
L'accès à cette mini expo est inclus dans le ticket d'entrée à Train World, et se fait en parallèle à l'expo "Royals & Trains".
Plus d'infos: https://www.trainworld.be/fr/mini-expo-spirou-a-train-world


Le scénario de la série:
Du Journal d’un ingénu à L’Espoir malgré tout, Émile Bravo retranscrit le quotidien d’un adolescent bruxellois pendant la Seconde Guerre mondiale. Un jeune garçon qui grandit page après page, découvre l’horreur de la machine de mort nazie et s’interroge sur son propre engagement dans un conflit qui le dépasse.
À travers son regard d’abord naïf, mais qui devient de plus en plus grave au fil des événements, le lecteur-visiteur se met dans la peau d’un gamin qui doit tout comprendre par lui-même : le contexte géopolitique, la réalité de la haine anti-juive, les poussées identitaires qui déteignent sur les enfants du quartier, un climat de suspicion propice à la dénonciation, l’impuissance et la faillite d’institutions (politiques, juridiques, religieuses), etc.
Une tragédie qui survient pour lui en plein apprentissage de l’âge adulte, avec son lot de relations amicales et amoureuses…
Plus qu’un héros, Spirou est ici le témoin d’une période terrible, un personnage simple et fort qui permet à chacun de s’identifier et de s’interroger : qu’aurais-je fait à sa place ?


Né à Mendoza, en Argentine, le 16 novembre 1943. En 2000, il a été récompensé du Prix Micheluzzi de la « Meilleure bande dessinée » pour "La caste des Méta-Barons", avec Alejandro JODOROWSKY. Il a aussi eu l'outrecuidance de commettre les séries "Segments", "Le 4ème pouvoir", ou encore le très réussi "Moi Dragon".
C’est le 03 avril 2020, en pleine crise du Coronavirus, qu’il décéda à l’âge de 76 ans.

Cette série-fresque de DERIB (à qui l’on doit aussi la BD Yakari) est apparue pour la 1ère fois dans le journal de Tintin en ce jour de l’année 1972.
Editée par la suite en albums (de 1974 à 2006), elle totalisera 20 tomes.
Série atypique (on suit la vie d’un trappeur blanc qui vieillit et murit au fil de ses aventures, au gré de ses relations entre le peuple indien et les blancs), elle offre une réflexion sur la culture indienne, le métissage, les âges de la vie et le rapport à la nature.
Elle est actuellement complètement rééditée en un superbe intégrale, chez Le Lombard.






















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