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Inauguration d’une fresque Raoul Cauvin
Une fresque en hommage au scénariste Raoul Cauvin, décédé en août 2021, a été inaugurée ce vendredi. Elle se situe rue des Deux-Ponts 35 à Ottignies Louvain-la-Neuve et orne la façade de la Maison de la citoyenneté.

La fresque reprend une série de personnages créés par le prolifique scénariste nivellois dont par exemple les Tuniques bleues (Lambil), Sammy (Berck, puis Jean-Pol), Cédric (Laudec), Cupidon (Malik), les Femmes en Blanc (Bercovici), l’Agent 212 (Kox), Pierre Tombal (Hardy), les Psy (Bedu) mais aussi les Voraces (Glem) ou encore les Naufragés (Brétecher). Raoul Cauvin y figure aussi sous les traits du grand-père de Cédric 😊

La fresque a été réalisée par le collectif FarmProd et soutenue par l’échevin de la culture Hadelin de Beer de Laer et la Province du Brabant Wallon représentée par Tanguy Stuckens qui étaient là aussi avec le fils de Raoul Cauvin. Plusieurs dessinateurs étaient également présents dont Louis-Michel Carpentier qui a travaillé avec Cauvin (Du Côté de chez Poje), Maryse et Jean-François Charles ainsi que Bernard Yslaire qui avaient reçu le Prix Diagonale respectivement en 2012 et en 2014.
Symboliquement, cette fresque marque aussi la transition entre la BD et le street art dans lequel la Ville s’investit de plus en plus puisqu’elle s’est retirée du Prix Rossel de la BD, autrefois Prix Diagonale qu’elle avait créée.
Rappelons que les Prix Diagonales ont été fondés en 2008 notamment par Raoul Cauvin, avec Jean Dufaux, Jean Van Hamme, Christian Denayer et Daniel Couvreur.

Dans son discours hommage, Bernard Yslaire a raconté sa première rencontre avec Cauvin aux éditions Dupuis, alors qu’il n’avait que 14 ans, et que l’on surnommait à l’époque Raoul Cauvin « Monsieur photocopies », s’excusant presque d’écrire des scénarios pour les Tuniques bleues… Lui qui a toujours réalisé des scénarios bon enfant jugés trop « populaires » par la critique française. « Faut pas pousser bobonne dans les orties, surtout quand elle est en short ! » a rappelé Hislaire venu aussi en short, paraphrasant ainsi Cauvin.

Olivier est né une nuit d’orage de l’année 1970. Il tombait des cordes, ce qui le prédestinait à devenir violoniste. Mais comme le bébé avait bonne mine, il opta pour une carrière dans le dessin. Durant son enfance, ses professeurs disaient souvent qu’il lui manquait une case. Olivier, pour se soigner, se lança dans la BD. Il devint alors associable et resta dans sa bulle, ne s’exprimant que par onomatopées. Les pages blanches lui provoquant des idées noires, il ne cessa de gribouiller et vit soudain la vie en rose.
Sa Superpepette martyrisa Spirou Hebdo, sa Loana Jones tortura Pif Gadget et ses Provençaux sévirent dans toute la Paca.
Olivier traumatise aussi les écoliers du sud de la France où il donne des cours de BD régulièrement. Les nuits de pleine lune, retrouvant une certaine lucidité, il délaisse la BD humoristique et se lance alors dans des projets réalistes, comme Cézanne ou Dinia… Un garçon très dur à cerner, finalement…
(Source: artisbd)






















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